28.05.2006
Amour, mon ange

Je mets mon amour dans des mots pour amour.
Mon ange est un ange, et ses ailes sont magiques. Il me permet de voler, il m’emmène au paradis. Et je suis amoureuse, c’est pourtant tellement simple. Des mots pour dire des choses, des choses qu’on ne peut pas dire. J’accroche des mots à des sensations et lui, mon ange, il comprend les messages dans les mots. Ce sont des mots qui disent tellement de choses en si peu de syllabe. Et qui réduisent les choses à leur plus simple expression, qu’il entende mon code.
Mon ange est un ange, ses ailes me protégent. Je pourrais faire semblant d’être faible pour qu’il me protège, mais je crois que je n’ai même pas besoin de faire semblant. Je crois qu’il y a parfois un manque de lui quand il n’est pas là, ou simplement quand il s’éloigne. Parce qu’il est ma vie, mon ange, mon amour. C’est peut être un peu simple, trop simple, mais tellement fort et important, tellement calme et tellement reposant. C’est parfait et c’est lui.
Mon ange est un ange, il m’apprend la vie et la paix, il m’apprend à l’aimer et j’apprends à connaître ce qu’il est. Il est ce qu’il est. Des idées saugrenues à la logique interstellaire, des pétales de fleur bleue à la lune rectangulaire du bout du monde, du nom des étoiles jusqu’à mon ours en peluche qui traîne encore par terre, moi je veux des mots qui ne veulent rien dire pour dire les choses qu’on ne peut pas dire. Ou pour dire encore :
Mon ange est un ange, et je l’aime.
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22.05.2006
Accro

Accro à l'ordi, au petit copain, accro au jeu vidéo le plus inutile de la planète, accro aux trucs sucrés, aux fraise tagada, au horrible bonbon almand de mon frère, accro au roller, aux bouquins, à la baignoire et à l'ensemble {baignoire;bouquin}, accro aux bisous de mon amour, accro aux rubans, aux dessins, aux forum à la noix, aux tartines de nutella, au nutella, aux chocapics, au chocolat, accro aux élastiques de toutes les couleurs, accro aux chats, au chat, accro aux amis, aux délires, aux trips délirants, accro à la musique japonnaise, aux mangas, aux bandes dessinés, à mes lanfeust mag, à hamlet, othello et macbeth, à shakespeare et à levi, accro au clavier de l'ordinateur, accro, accro, accro...
Le bonheur, c'est d'être accro à des trucs qu'on pourra toujours avoir...
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18.05.2006
Qu'est-ce qui ne vas pas ?

Depuis environs une semaine, ça me fait mal, dans la tête, sa tourne. Je souris, je dis que ça va, mais ça va moyen, j’aimerais bien que ça s’arrête. S’était comme ça ce matin, mais ça a empiré, tout doucement, ça s’insinue, ça fait mal quand j’agite la tête, quand je bouge les yeux. Je suis paralysée par la douleur, j’ai mal.
Il est 11h, c’est l‘heure à laquelle je mange le jeudi, alors je vais manger. Est-ce que je reprends un doliprane ? J’en ai prit un il y a deux heures, c’est trop tôt. Je mange, écoeurée, je n’ai pas très faim. J’essaye de penser à autre chose mais dès que mes yeux regardent vers le haut, un poignard traverse ma tête. Migraine.
Je vais appeler ma mère, peut être qu’elle me conseillera.
Le portable : répondeur.
Le bureau : elle est en formation. Ah bon ? C’aurait été pas mal de me mettre au courant…
C’est décidé, je rentre. Je me débrouillerais bien, il ne fait pas trop mauvais…
En fait si, il fait mauvais, l’orage qui menace depuis se matin finis par éclater au dessus de ma tête. Je vois arriver vers moi le rideau de l’averse.
Je prends le bus, je marche un peu. Je fais du stop, un canadien me prend, me laisse devant chez moi. Et là…
Où sont mes clefs ? Pourquoi ne sont-elle pas dans mon sac ?
Bien sûr, je sais où elles sont. Dans mon sac, là-haut, dans ma chambre. Je fait le tour de la maison, je veux ces clefs, rendez les moi ! La seule fenêtre ouverte est celle de la salle de bain recouverte de barreaux noirs et menaçant, ils me le font bien comprendre : « tu ne passeras jamais par là. »
C’est la crise, je donne un coup de poing contre la porte qui reste désespérément fermé. En plus, je me fais mal. Je cherche une idée. Où ce cachent-elles habituellement ? Les clefs où les idées ?
Je vais aller chercher la hache au font du jardin. Mauvaise idée.
Je vais escalader et entrer par la cheminée. Mauvaise idée.
Je vais chercher la clef de ma sœur à l’école primaire. Idée reçue à l’unanimité.
Sous la pluie, 15 minutes dans un sens. Ma sœur n’a pas ses clefs. Elles sont dans son manteau, à la maison.
15 minutes dans l’autre sens.
C’est la pluie qui mouille mes joues, c’est les larmes qui mouillent mes yeux.
C’est la crise, c’est tout.
Pleurer me donne mal à la tête, encore. Je vais chez les voisins et j’emprunte le téléphone. Allo ? Papa ?
Papa n’a pas le temps, il n’a pas que ça à faire, il va passer mais de très mauvaise humeur.
J’attends, sous le porche, je bouquine mon manga en attendant, j’ai froid, je suis trempée.
Je ne sais plus.
Où je suis ?
Mais qu’est-ce que je fous là ?
C’est ça, je me suis endormie, sous la pluie, peut être évanouie, quelle différence ? Je suis tombée sur le côté, à moitié dans les toiles d’araignée, à moitié sous la pluie qui continue de tomber inlassablement.
Combien de temps ? Pas plus de dix minutes, assez pour me refroidir jusqu’à l’os. Je tremble.
Une heure passe, une heure et demie.
La voiture arrive, il ouvre la porte, passe aux toilettes et s’en va, il n’a rien dit. Il n’y avait rien à dire.
Et moi ? Ben, je me change…
14:26 Publié dans Je raconte ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journal intime








