10.06.2008

Droguée de pas grand chose...

2226ee8d642a0b0f24d7176fe0669b03.jpgPas vraiment vu le temps qui passe, pas vraiment envie de sortir. Les gens qui disent pas ce qui pensent, les gens qui disent rien du tout. Pas l’impression de faire quelque chose de mal, pas l’impression de faire quelque chose de bien, pas l’impression de faire grand-chose. Les gens qui disent ce qu’ils pensent, les gens qui pensent du mal, les gens qui pensent.

Seule dans ma chambre d’étudiant. Il y a du monde sur msn mais personne n’a envie de me parler. Vexée ? Je m’en fiche, j’ai pas non plus envie de leurs parler. Il faudrait que j’aille manger, le RU ferme bientôt, mais j’ai pas faim. Pas faim.

Voilà, à force de passer mon temps à peindre ou à lire je fini par oublier d’exister. Qu’est-ce que pensent les gens ? Je suis bien, mais je suis seule dans ma chambre d’étudiant.

Guyom. Il est devenu mon ilot. Mes amis sont ces amis, pas les miens. Mes « amis » de la fac ne m’appellent pas et vont au cinéma. Moi je vais au cinéma avec Guyom.

Pas vraiment envie de sortir, pas envie que les gens sachent ce que je pense, ça tombe bien tout le monde s’en tape. Je m’en fiche, je suis bien, je lis des BD.

Encore, prend-moi dans tes bras, fait-moi oublier qu’il existe un monde au dehors. J’ai pas besoin d’exister ailleurs, dans l’esprit mal tourné de mes voisins de chambre, dans la tête des étudiants trop normaux, dans le monde de ceux qui m’oublient parce qu’ils s’oublient.

Pas besoin de commentaires, je lis des BD et je regarde des films. Adieu réalité.

05.06.2008

Ne cherchez plus vous avez trouvés ! Trouvé quoi ? Attendez, je cherche…

e2bed72f2a44908aa2fa714304ae0207.jpgJe suis en vacances ! Evidement, vu comme ça vous avez l’impression que je ne vais pas faire grand-chose à partir de maintenant, et en fait oui ! D’ailleurs je ne fait plus grand choses depuis à peu près un an, mais c’est bientôt fini tout ça ! Parce que l’année prochaine je vais en prépa !

J’avoue qu’il est particulièrement difficile d’admettre que l’on s’est trompé. Surtout si c'est bête que on s'est trompé parce que finalement c'est pas si grave. Je dirais même que c’est carrément trop dur d’admettre que l’on s’est trompé.

Sur tout ce que les gens m’ont dit cette année ou sur tout ce que j’ai plus dire je n’en retiens qu’une seule chose : « Alice, arrête de faire attention à ce que les gens pensent de toi ! »

Effectivement, si quelqu’un pense que je suis complètement stupide parce que j’ai fait le mauvais choix (ce qui est probablement le cas d'ailleurs), je m’en fiche, je fais ce qui me semble mieux même si ça me conduit à pas grand-chose (genre un mixer ou une table de ping-pong). Si quelqu’un pense que je suis dingue de vouloir aller en prépa, que c’est complètement idiot, tant pis.

Je crois que mon seul regret sera que je ne pourrais plus voir autant Guyom qu’avant. Je crois aussi que ce qui fait que je suis allée à la Doua cette année c’était pour ne pas avoir à m’éloigner de lui. Enfin, je crois que finalement pour bosser c’est plus simple de ne pas avoir de chéri sous la main. Conclusion : c'est mon chéri !

Maintenant que tout le monde est au courant que je suis particulièrement stupide, je peux tranquillement parler de ce que je fais depuis que je suis en vacances : je dessine et je relooke (encore !) mon blog. Je trouve agréable d’avoir une belle page de présentation, quand je vois les horreur qui trainent sur internet des fois je me dis que mon blog est vraiment super. Bien sûr, c’est pas encore du site en flash mais vous pouvez voir que j’ai réglé le problème du machin de dezeer qui dépassait en bidouillant le code source de la page…

Maintenant il faut aussi que je révise pour le C2I, je me suis inscrite pour le passer.

En fait mon dernier dessin est trop bien ! (Pas celui qui est là-haut hein ? le dernier que j'ai posté...) Mais j'aime bien cette petite aquarelle...

24.05.2008

Introduction de l'ami imaginaire...

75e3790cfcb6e1b33f0166060d3a40d2.jpg« Bien sûr il aurait fallu faire le bon choix au bon moment.» Avait dit l’ami imaginaire en contemplant le ciel grisâtre au travers la fenêtre.

Cette fenêtre n’était pas propre. La femme de ménage ne faisait pas réellement son boulot. Parfois Alice ce demandait ce qu’elle faisait pendant toutes les heures où elle restait à la maison, elle n’était sans doute pas pressée… Et a un prix pareil, c’était un peu normal qu’elle se soit faite renvoyée.

292ceb88797d77952e90a61701abc692.jpgLa fenêtre était aussi recouverte de petit bout de plastique noir. C’était en réalité cette espèce de peinture pour fenêtre qui était sensé pouvoir s’enlever, mais finalement, qui restait un peu partout. Le résultat était particulièrement hideux.

L’ami imaginaire s’étonnait de sa présence ici. La chambre avait changé depuis la dernière fois qu’il y était entré. Des dessins avait disparus, peut être qu’Alice n’était plus aussi fière qu’auparavant de ces dessins. Mais elle avait envie de changer cette chambre, de repeindre sa table basse et le meuble qui lui servait de table de chevet. Mais pas maintenant, elle avait pour l’instant d’autres choses à faire, qui la désespéraient au plus haut point.

bc3654197f08fe53d93d600910f22653.jpgElle était assise sur son lit, défait, entouré de cahiers, de feuilles de toutes les sortes : imprimés, à petits carreau, à gros carreau. Elle devait réviser, mais elle ne le faisait pas, à la place elle écrivait des idioties sous Word comme elle arrivait si bien à le faire. Sur ses genoux se trouvait son ordinateur, et elle tapait sur les touches aussi rapidement qu’elle pouvait.

Elle aimait bien faire ça, essayer de ce concentrer un maximum pour écrire le plus rapidement possible sans faire de fautes. Elle aimait bien sentir le ressort des touches sous ses doigt, encore un truc qui n’avait pas de grand intérêt. Elle se resservit du jus de fruit et se remis à taper.

8bb867bfc943d09b5b9276637f71958b.jpg« Pourquoi suis-je là exactement ? » Demanda l’ami imaginaire, bien qu’il connaissait la réponse, étant issus directement de l’esprit d’Alice. Il savait exactement ce qu’elle pensait puisqu’en réalité, il n’existait pas vraiment, c’était d’ailleurs de là que lui venait le surnom « d’ami imaginaire », comme n’importe qui s’en serait douté.

« J’avait juste envie d’écrire. » Répondit Alice, non pas à voix haute car c’était inutile, mais formulé dans son esprit. C’étaient des mots imaginaires, aussi imaginaires que celui à qui ils étaient adressés.