24.05.2008
Introduction de l'ami imaginaire...
« Bien sûr il aurait fallu faire le bon choix au bon moment.» Avait dit l’ami imaginaire en contemplant le ciel grisâtre au travers la fenêtre.
Cette fenêtre n’était pas propre. La femme de ménage ne faisait pas réellement son boulot. Parfois Alice ce demandait ce qu’elle faisait pendant toutes les heures où elle restait à la maison, elle n’était sans doute pas pressée… Et a un prix pareil, c’était un peu normal qu’elle se soit faite renvoyée.
La fenêtre était aussi recouverte de petit bout de plastique noir. C’était en réalité cette espèce de peinture pour fenêtre qui était sensé pouvoir s’enlever, mais finalement, qui restait un peu partout. Le résultat était particulièrement hideux.
L’ami imaginaire s’étonnait de sa présence ici. La chambre avait changé depuis la dernière fois qu’il y était entré. Des dessins avait disparus, peut être qu’Alice n’était plus aussi fière qu’auparavant de ces dessins. Mais elle avait envie de changer cette chambre, de repeindre sa table basse et le meuble qui lui servait de table de chevet. Mais pas maintenant, elle avait pour l’instant d’autres choses à faire, qui la désespéraient au plus haut point.
Elle était assise sur son lit, défait, entouré de cahiers, de feuilles de toutes les sortes : imprimés, à petits carreau, à gros carreau. Elle devait réviser, mais elle ne le faisait pas, à la place elle écrivait des idioties sous Word comme elle arrivait si bien à le faire. Sur ses genoux se trouvait son ordinateur, et elle tapait sur les touches aussi rapidement qu’elle pouvait.
Elle aimait bien faire ça, essayer de ce concentrer un maximum pour écrire le plus rapidement possible sans faire de fautes. Elle aimait bien sentir le ressort des touches sous ses doigt, encore un truc qui n’avait pas de grand intérêt. Elle se resservit du jus de fruit et se remis à taper.
« Pourquoi suis-je là exactement ? » Demanda l’ami imaginaire, bien qu’il connaissait la réponse, étant issus directement de l’esprit d’Alice. Il savait exactement ce qu’elle pensait puisqu’en réalité, il n’existait pas vraiment, c’était d’ailleurs de là que lui venait le surnom « d’ami imaginaire », comme n’importe qui s’en serait douté.
« J’avait juste envie d’écrire. » Répondit Alice, non pas à voix haute car c’était inutile, mais formulé dans son esprit. C’étaient des mots imaginaires, aussi imaginaires que celui à qui ils étaient adressés.
14:34 Publié dans Titezistoars... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : journal intime








